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La prochaine ère du marketing d’influence

par

Médias Sociaux / septembre 04, 2026

Faites défiler votre fil d’actualité aujourd’hui et vous le constaterez rapidement : le marketing d’influence est partout.

Pendant longtemps, le marketing d’influence reposait principalement sur des créateurs ayant déjà bâti une audience. Mais cette définition est en train de s’élargir. Les clients deviennent eux-mêmes créateurs grâce au UGC, les employés prennent la parole au nom des marques avec l’EGC, les microcréateurs prouvent que la pertinence peut parfois compter davantage que la portée, et l’IA fait émerger un tout nouveau type d’influenceur.

On assiste à une évolution du marketing d’influence traditionnel vers un véritable écosystème d’influence, où les marques disposent de plus de voix et de façons de connecter avec leurs audiences que jamais auparavant.

Mais plus d’influence ne signifie pas nécessairement plus de confiance. À mesure que le contenu devient plus facile à créer et plus difficile à distinguer, la personne qui porte le message pourrait devenir plus importante que jamais.

Alors, à quoi ressemblera réellement la prochaine ère du marketing d’influence?

La pertinence est la nouvelle portée

Le nombre d’abonnés était autrefois l’un des premiers critères considérés par les marques au moment de choisir un influenceur. Aujourd’hui, alors que les algorithmes distribuent de plus en plus le contenu en fonction des intérêts plutôt que de la taille d’une audience, les créateurs n’ont plus besoin de millions d’abonnés pour rejoindre les bonnes personnes.

Un micro ou nano-créateur avec une communauté plus petite, mais très engagée, peut parfois avoir plus d’influence qu’un créateur beaucoup plus connu, surtout lorsqu’il possède une réelle crédibilité dans une niche précise.

Plutôt que de se demander « Qui a la plus grande audience? », les marques devraient plutôt se demander : « Qui est la personne la plus crédible pour raconter cette histoire? »

Le UGC prend de plus en plus de place

Le UGC n’est plus simplement du contenu que les marques espèrent voir leurs clients créer spontanément.

Les marques recherchent et commandent désormais activement du contenu de style UGC pour l’utiliser sur les médias sociaux, dans leurs campagnes payantes, sur leurs sites web, leurs pages de produits et bien plus encore. Mais à mesure que le UGC prend une place plus importante dans le mix marketing, une distinction devient essentielle : ce n’est pas parce qu’un contenu ressemble à du UGC qu’il est automatiquement authentique.

Ce qui fait la force du UGC, c’est la véritable perspective derrière le contenu. Plus les marques adoptent ce style, plus les expériences réelles et les points de vue auxquels les gens peuvent s’identifier auront de la valeur, bien davantage que le simple fait de reproduire l’esthétique du UGC.

L’EGC transforme les employés en ambassadeurs de marque

L’une des plus grandes opportunités du marketing d’influence pourrait ne pas venir des influenceurs du tout, mais plutôt des employés.

Le contenu généré par les employés, ou EGC, donne aux audiences un niveau d’accès et de crédibilité que le contenu de marque traditionnel peut difficilement reproduire.

Les employés peuvent montrer une facette de la marque que le public a rarement l’occasion de voir.

Starbucks, par exemple, s’est associé à TikTok pour transformer ses baristas en ambassadeurs de marque et intégrer davantage la voix de ses employés à sa stratégie sociale.

Mais pour que l’EGC fonctionne, les marques doivent le traiter comme un véritable programme, avec des lignes directrices claires, de la formation, des incitatifs, une rémunération et, surtout, suffisamment de liberté créative pour permettre aux employés de réellement s’exprimer à leur façon.

L’objectif n’est pas de transformer les employés en influenceurs non rémunérés. Il s’agit plutôt de donner aux personnes qui connaissent le mieux votre marque une plateforme pour raconter son histoire et apporter plus d’authenticité à sa présence sur les médias sociaux.

Les créateurs IA font leur entrée dans le monde de l’influence

Oui, les créateurs IA sont là. De plus en plus de profils font leur apparition, et il est désormais plus facile que jamais de créer de toutes pièces un créateur grâce à l’intelligence artificielle.

Pour les marques, l’intérêt est évident : les créateurs virtuels peuvent produire du contenu rapidement, s’adapter à différents marchés et différentes langues, tout en offrant davantage de contrôle, de flexibilité créative et de possibilités de mise à l’échelle. Mais est-ce que tout cela se traduit réellement en influence? C’est une autre question.

La confiance demeure le principal défi. Selon Sprout Social, 44 % des consommateurs sont mal à l’aise avec l’idée que des marques collaborent avec des influenceurs IA, tandis que seulement 25 % se disent à l’aise avec cette pratique dans toutes les circonstances.

Cette incertitude représente un réel risque pour les marques. À mesure que les créateurs IA deviennent plus difficiles à distinguer des vraies personnes, la transparence sur ce qui est généré par l’IA deviendra essentielle. Il y a aussi toute la question de l’authenticité : un influenceur IA peut-il réellement recommander un produit qu’il n’a jamais essayé ou expérimenté? À une époque où la confiance et l’authenticité comptent plus que jamais, les créateurs IA peuvent sembler aller à contre-courant.

Plus l’IA prend de place, plus le contenu humain se démarque

La montée de l’IA crée un paradoxe intéressant. Les marques peuvent maintenant produire plus de contenu, plus rapidement et à moindre coût que jamais, mais les audiences deviennent aussi plus sélectives quant à ce qui mérite réellement leur attention.

Les éléments que l’IA a plus de difficulté à reproduire, comme les expériences vécues, les opinions, la personnalité et même les imperfections, prennent donc encore plus de valeur. Le contenu créé par des humains est la priorité numéro un que les consommateurs souhaitent voir les marques privilégier en 2026, et 55 % affirment être plus susceptibles de faire confiance aux marques qui s’engagent à publier du contenu créé par de vraies personnes.

Pour le marketing d’influence, cela donne encore plus de poids à la confiance. Le UGC, l’EGC et le contenu de créateurs fonctionnent mieux lorsqu’ils donnent réellement l’impression de venir de la personne qui les crée, et non d’un script rédigé par une marque. Les audiences remarquent lorsqu’un partenariat semble forcé. La compatibilité entre le créateur et la marque, tout comme sa crédibilité, peut donc compter davantage que la portée à elle seule.

Les marques doivent donner aux créateurs la liberté d’utiliser leur propre voix, de partager de vraies opinions et de produire du contenu qui fait du sens pour leur audience.

Alors que nos fils d’actualité deviennent de plus en plus léchés et remplis de contenu généré par l’IA, les marques devront peut-être apprendre à être un peu plus à l’aise avec du contenu qui n’est pas parfait.

Des publications ponctuelles aux partenariats à long terme

Une exposition répétée peut renforcer l’association avec une marque, tout en donnant aux créateurs le temps de réellement connaître le produit et de l’intégrer naturellement à leur contenu.

Pour les marques, il y a aussi un avantage en matière de performance. Plutôt que de repartir de zéro à chaque campagne, les partenariats à long terme créent une boucle d’apprentissage : les marques et les créateurs peuvent identifier les messages, les formats et les idées qui résonnent le plus, puis utiliser ces apprentissages pour améliorer les prochaines activations.

Ces collaborations peuvent également évoluer vers des modèles d’ambassadeurs, d’affiliation ou de rémunération basée sur la performance, donnant ainsi aux créateurs un plus grand intérêt dans les résultats.

On passe donc d’une logique où l’on « loue » l’audience d’un créateur le temps d’une publication à une véritable relation construite avec lui.

L’avenir repose sur un écosystème d’influence

Le futur du marketing d’influence ne reposera probablement pas sur un seul type de créateur. Les marques devront plutôt considérer l’influence comme un écosystème composé de différentes voix, chacune jouant un rôle distinct.

Les influenceurs traditionnels peuvent générer de la portée, tandis que les micro et nano-créateurs apportent de la crédibilité auprès de communautés plus nichées. Les créateurs UGC et les clients peuvent partager de véritables expériences avec les produits, les employés peuvent apporter leur expertise et montrer les coulisses de la marque, tandis que les fondateurs peuvent lui donner un visage humain et reconnaissable. Même les créateurs IA pourraient avoir leur place lorsqu’ils sont utilisés intentionnellement pour créer des expériences ou des concepts créatifs qui seraient autrement impossibles à réaliser.

L’opportunité consiste à comprendre quelle voix est la plus pertinente à chaque étape du parcours client, plutôt que de s’attendre à ce qu’un seul créateur ou partenariat accomplisse tout. Les stratégies d’influence les plus fortes seront celles qui sauront réunir ces différentes voix et tirer parti de ce que chacune fait de mieux.

Ce que nous considérons comme du marketing d’influence devient donc beaucoup plus large. Créateurs, clients, employés, experts et même personnalités générées par l’IA font désormais partie de la façon dont les consommateurs découvrent, évaluent et développent une relation avec les marques.

Pour les spécialistes du marketing, cela signifie qu’il faut aller au-delà du nombre d’abonnés et des partenariats ponctuels. L’opportunité est de bâtir un écosystème de voix crédibles, cohérentes avec la marque et capables de rejoindre les gens d’une manière que la publicité traditionnelle ne peut pas toujours reproduire.

Au bout du compte, l’influence ne consiste pas seulement à attirer l’attention. Il faut aussi gagner la confiance.

Prêts à repenser ce que l’influence pourrait apporter à votre marque? Parlons-en.

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À PROPOS DE L’AUTEUR

Gabrielle est spécialiste marketing chez Bloom. Elle est chargée de coordonner tous les projets marketing internes de Bloom et de produire du contenu pour plusieurs canaux.

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